Et j'aurais pu prendre encore plus mon temps, mais ce soir, je viens d'avoir une discussion avec ma fille dont le ventre
s'arrondit de jour en jour, et qui m'a conseillé d'aller écouter Bob et Hercule, en me disant d'un ton mystérieux qu'elle m'en parlerait demain. Donc à part que ces deux jeunes femmes sont
originaires de Seine-et-marne, dons payses de ma fille, je n'en sais pas plus, mais j'aime bien.
Et comme tu sais que j'aime bien partager, voilà, tu me diras ce que tu en penses (ou pas).
Sinon, ma fille vient de reprendre l'harmonie municipale. Mais elle a oublié de me dire si c'était au saxo alto, ou au
ténor. Harmonie créée, j'ai appris ça il y a peu, pour accueillir les chefs d'Etats étrangers qui étaient hébergés dans le Chateau de Champs-sur-Marne, Domaine National.
Après tout, on m'a souvent traité d'intello, alors j'en profite pour ne pas faire mentir ces "on".Ce qui est en fait
totalement faux, car je réagis toujours à des coups de coeur, et toujours poussé par la curiosité de la découverte. D'ailleurs, tu auras noté que je donne ici à écouter, que ce blog n'est
pas un instrument de critique musicale, mais simplement un lieu où je présente ce que j'aime, ce qui me fait vibrer et parfois me donne la chair de poule ou les larmes aux yeux.
Et en l'occurence, c'est le cas de cette artiste rare qui réinvente totalement le jazz, Youn Sun Nah, la plus française
des chanteuses et artistes coréennes.
Sa découverte a été pour moi un aussi grand choc que celle d'Aziza Mustapha Zadeh, pianiste et chanteuse turque qui a
enflammé les scènes à la fin des années 90. D'ailleurs, il y a une filiation dans cette manière de skater les mots, les sons, à suivre des lignes mélodiques exactement superposées aux lignes
instrumentales.
Comme tu sais que quand j'aime, je suis généreux, voici quelques facettes de son art glané sur le Net. Tu verras l'étendue
des talents de la jeune femme.
Tout d'abord, une interprétation magnifique de Calypso Blues, que tu peux trouver là, mais dont l'intégration n'est
pas possible sur ce blog. Ecoute, c'est surprenant. Le reste des vidéos sont plus accessibles, mais tout aussi intéressantes.
Et si tu as aimé, un dernier pour le plaisir, son concert de 2011 à Jazz sous les pommiers. Ca dure une heure, mais c'est
un vrai bonheur.
Non, je ne vais pas revenir sur le disque éponyme de Stéphane Côté, dont j'ai souvent parlé ici. Tu as qu'à chercher, j'ai
pas fait le ménage du blog, c'est empilé un peu n'importe comment, je sais...
C'est juste que je ne voudrais pas que, comme chaque matin, en prenant ton café, tu viennes me visiter pour trouver la
table encombrée des restes de la veille. Mais mon pauvre, ma vie est tellement peu palpitante que je ne vais pas te raconter comment je passe, comme dans la chanson de Brel, de ma chambre à ma
cuisine, puis de ma cuisine à mon bureau (en l'occurence la table du salon), puis de la table au canapé (faut bien que je mange quelque part, puisque ma table est encombrée, et que manger debout
dans la cuisine, à la longue, ça gave).
Sinon, je sors quand même, rassure-toi. La semaine dernière Metz, aujourd'hui Evreux, la semaine prochaine Ile d'Yeu.
Tiens, j'en aurai peut-être plus à raconter. Parce que pour aller sur l'Ile, faut descendre à Port Fromentine et prendre un bateau pour une traversée d'une demi-heure (18 milles nautiques). Et le
drame du parisien, tu vois, c'est que y a pas de TGV qui t'amène à Fromentine. Comme je dois y être impérativement mercredi prochain à 10 heures, je te raconterai. Parce que tu sais bien que dès
que je suis en milieu hostile, c'est à dire à plus de 100 m d'une station de métro, je perds tous mes moyens :D
Bon, je pourrais te dire que j'ai deux amies chanteuses, qui s'appellent les Billie, qui sont en studio pour leur premier
CD. Je t'en reparlerai, parce qu'elles sont sacrément allumées, ces petites !
Et que mon pote Remingway vient enfin de signer avec un vrai label, et qu'après avoir sorti deux CD autoproduits, il est
également en studio pour le mastering de son CD qui devrait sortir en mars. Voilà pour les petits jeunes qui montent.
Pour les vieux, ben j'ai mes places pour aller écouter GianMaria Testa le 24 à l'Alhambra. Le SEUL chanteur italien à
connaître, car le plus authentique à mon sens. Comme j'ai deux places, faut maintenant que je m'inquiète de qui veut venir avec moi.
Lundi, si ça t'intéresse, y a les filles de Théodore, Paul et Gabriel qui passent dans un bar à musique dans le 20ème, je
crois. J'ai pas eu de bonnes critiques sur mon billet, mais c'est parce qu'il faut les voir sur scène, ces filles, je pense. Comme Nadéah qui m'avait foutu une grande claque en décembre au Point
éphémère, avec une énergie et une bouffée d'air frais qui reléguait toutes ses copines au rayon des musicos à dépoussiérer.
Mais ça, tu me crois ou pas, d'ailleurs je m'en fous, j'ai quelques convaincu(e)s dans mon entourage et parmi mes
lecteurs, les autres, je n'essaierai même pas à les convaincre, j'ai passé l'âge.
Voilà, je te parlerai pas de mon accrochage récent avec un bloogueur influent du microcosme, qui s'est permis de me
traiter de con dans un commentaire de commentaire parce que j'avais eu un trait d'humour envers sa copine. Ca m'a juste affligé parce que sa femme, qui n'a pas la langue dans sa poche, était à
même de répondre seule sans que son toutou s'en mèle. Mais bon, chacun accepte de vivre son couple comme il le sent... La blogosphère est un monde impitoyable :D
En fait, quand j'ai commencé ce billet, je voulais juste te présenter cette fille, Sarah Blackwood, que je viens de
découvrir. Avec ses compères de Walk off the Earth, elle fait une reprise d'une chanson d'Adele, que je ne connais n'y d'Eve ni d'Adam (je mens, en fait, je connais un peu...) que je trouve
sympa.
Et comme tu as eu la patience de lire mon billet jusqu'au bout, tiens, je t'en colle une autre, de Sarah, unplugged et en
solo. Oui, je sais, Emma, c'est encore une blonde !
Je ne connais pas grand-chose d'elle, j'ai trouvé ça en allant visiter quelques blogs, mais je vais aller écouter plus
attentivement.
J'aime pas mal, alors je te fais écouter. Le duo avec Caetano Veloso est de de toute beauté, je trouve. Quand à
Shimbalaiê, je trouve la mélodie assez entrainante. Il y a du Brésil dans cette chanson, mais aussi du Cap-Vert, ma manière de rendre hommage à Cesaria Evora.
Vous êtes là, merci