La vie recommence à 50 ans !

Publié le par Philémon

Elle l’a dit, « la vie commence à 50 ans… mais elle est toujours aussi compliquée. Putain de merde ! » 


Chou, j’ai d’abord voulu répondre en commentaire à ton article, mais après tout, puisque tu as eu à la fois l’audace et le respect de m’écrire par l’intermédiaire de ton blog, je vais faire de même pour te répondre.

 

Allez va, je vais t’avouer une chose. J’avais l’intuition profonde des causes de ton malaise, eh oui, c’est mon côté fille et capricorne de deviner les choses. Mais mon côté cartésien fait que tant qu’elles ne sont pas dites, elles restent possibles…

Ainsi, je m’en veux d’avoir été la cause de ton retrait, de tes interrogations, de tes doutes, et que la lecture de mes articles où dieu merci je ne parle pas que de toi, mais où je parle de ma vie, de mes doutes, de mes interrogations et de mes certitudes… aient pu te gêner. Je m’en étais déjà expliqué lors de ta retraite en m’excusant, je le réitère aujourd’hui.

 

J’aime bien l’idée que tes mots soient dits comme ça, autour d’une table où tous nos amis sont réunis, car j’ai noté qu’il y a quand même beaucoup d’amitiés communes qui s’attablent indifféremment chez toi ou chez moi, pour grignoter les amuse-gueules et  siroter un bon verre. Au moins, sans les prendre à partie, c’est plus convivial, c’est moins brutal que dans la froideur d’un mel ou d’un SMS, ça coule tout seul dans la conversation, ce « là, Phil, ça va pas être possible… ». Mais je te rassure, ma Chou, je le savais, fallait pas t’en faire.

Et puis là, tous ensembles, c’est bon, y a de la chaleur, ça fait conversation de fin de repas, et surtout, y a pas d’aparté, du genre « putain, il me gonfle, lui, tu voudrais pas lui dire… ». Ca j’aime, ça rassure sur l’honnêteté de tous, et sur la tienne en particulier.

 Alors puisque je me permets une (presque) dernière fois de te faire publiquement des compliments, tu es une femme bien, d’ailleurs je ne suis pas le seul à le dire, si j’en lis les commentaires de ton vestiaire de mecs. J’ajouterais même que tu es une femme « aimable ».


Alors pour que tu sois rassurée, je vais te dire que jaime bien parler des gens que j’aime, j’aime bien les mettre en scène dans mes écrits et dans ma vie sans qu’ils y aient un autre rôle que celui qu’ils veulent y jouer, ou alors parfois ponctuellement un rôle de composition pour faire plaisir au grand-père qui râle de trouver sa petite-fille toujours célibataire... Mais on n’a plus de grand-père toi et moi, pas la peine de faire semblant qu’on soit ensemble puisqu’on ne l’est pas !

Et puis je vais également rassurer toutes mes femmes énamourées ! J’aime bien Chou, elle non plus, comme je vous aime toutes, vous non plus. Voilà, c’est dit.


Parce que tu sais, même, si tu es notre Guide Suprême (non pas la dinde suprême, cesse donc de te dénigrer ;-), je parle aussi de plein d‘autres bloggeuses charmantes, faudrait pas que je scie la branche sur laquelle je suis si confortablement installé. Tu en veux la preuve ? Tiens, , aussi, encore, toujours , et j’en passe. Bon, d’accord, toutes n’ont pas eu le même nombre d’égards que toi, mais quand même, je ne suis pas monomaniaque. Enfin pas que…

 

D’ailleurs, j’en profite puisque je suis chez moi et que j’ai construit ma tribune avec mes petites mains, j’affirme ici publiquement que celle qui partagera ma vie bientôt, (Si, si, là j’en suis sûr, y a des signes. Quoi ? Pfff, curieuses que vous êtes toutes !), devra faire avec mes petites sœurs et mes petites fées de blog, parce que j’ai besoin de votre œil bienveillant et vos coups de pied au cul, et je suis et je reste fidèle en amitié, que cela soit dit. Et, à l’inverse de ce que j’ai lu de ta plume, je crois vraiment et sincèrement qu’on peut être ami avec une femme (réciproquement, tu sembles en douter) sans avoir nécessairement couché avec avant, j’espère pouvoir te le prouver. Tu vois, y a de l’espoir pour nous deux ;-)

 

Pis tiens, ton billet m’interpelle, je voudrais m’épancher un peu sur le poids « énorme » que j’exerce sur les événements.

Il y a deux ans, j’ai, pour des raisons que je n’évoquerai pas ici, été arrêté un mois entier. Cela faisait plus de 9 ans que je travaillais d’arrache-pied pour Grand Connard sans regimber et sans avoir pris un seul jour de maladie.

A mon retour, il m’a dit deux choses : une, que mon absence avait mis en péril la société, et deux, que j’avais perdu la confiance de mes collègues.

J’avoue ne jamais avoir eu conscience de mon importance au sein de cette boîte d’une douzaine de personnes, au point que mon absence hypothèque gravement la suite de l’activité et la santé de l’entreprise, et que mes collègues en soient venus à douter de moi. D’ailleurs, j’avais une telle importance dans la boîte que GC n’a pas hésité à me virer comme un malpropre.

Et aujourd’hui, je m’aperçois que ma seule écriture sur ce blog a pour conséquence de faire disjoncter l’alimentation électrique de la lanterne magique de notre Phare (tiens, moi je n’hésite pas à y mettre une majuscule ! Si, si, tu le vaux bien), la Lumière qui guide nos âmes perdues. C’est me faire trop d’honneur, ma chère (oups, j’ai failli déraper, là). Moi, le galant (ben, faut bien que j’assume mon rôle, là, pfff, quel dragueur, ce Philémon – tiens, c’est bien toi qui a commencé, dans le second degré, j’ai fait que suivre…) tapi dans l’ombre de la blogosf’ qui ferait que la Chou se censure… Là encore, tu me fais trop d’honneur, je ne pense vraiment pas le mériter.

Et imagine un peu, tous tes fans énamourés (parce que je peux te dire la même chose au masculin, va !) venant me casser la gueule maintenant qu’ils savent, et en face toutes mes fans énamourées allant les prendre par les c*** pour me défendre ? Putain, le bordel dans la blogosf’, tiens ! Pire qu’au marché de Brive-la-Gaillarde ! Va falloir que tu rectifies vite fait, là, Chou, sinon, on va avoir la marée-chaussée d’OB sur le râble avant ce soir, tous les deux.

 

Bon, on peut en rire parce qu’on a passé 50 ans tous les deux, et qu’on reste quand même de grands enfants. C’est sûr que tu m’as un peu tapé dans l’œil, allez, je vais faire mon coming out, moi aussi. Mais on dira alors que j’ai la vue qui baisse, c’est de mon âge, et j’ai pas bien vu alors, tu le vaux pas tant que ça, après tout, tu as bien raison de me le répéter…

 

Pis pour le reste, ne te fais pas trop de bile, je sais que j’en dis parfois un peu trop, faut pas toujours croire tout ce que j’écris, alors promis, j’y mettrai maintenant moins d’émotion, plus de distance. Un rôle de composition, quoi…

Ne t’en fais pas, tu l’as écrit, et je m’en étonne, je suis un « homme de qualité », je dirai juste que j’essaie de l’être. Je vais faire en sorte que tu puisses revenir sur nos blogs sans que tu te sentes visée, comme tu dis, harcelée, aurais-tu pu dire en vérité. Car ce n’est ni le but, ni le propos. Tu es toi-même trop « femme de qualité » que je n’aie envie de te faire de la peine, bien au contraire. Pis pour le reste, ben tu sais, c’est la vie, ça va ça vient, c’est fait de tous petits riens (air connu, bis).

 

Je te remercie infiniment de ta franchise et de ta sincérité. Comme tu l’as écrit, ce n’est pas ce qu’on cherche qui est important, c’est ce qu’on trouve. Moi je t’ai croisée, je t’ai reconnue, j’aimerais tant que tu acceptes toute mon amitié en retour, si tu en veux bien.  Rien que ça, mais tout ça, j’en serais vraiment heureux.

Et pour le reste, ben on va faire en sorte que la vie soit simple. On fait des choses, on dit des choses, pis au final, tout rentre dans l’ordre… Oui, c’est simple, et c’est bien. Allez, sois sereine, reviens me voir quand tu veux, tu es toujours la bienvenue, et promis, ni ici ni ailleurs tu ne ressentiras de malaise. Tu m’es trop précieuse pour que j'aie la moindre envie de te faire de la peine.  Prend soin de toi.

 

Et maintenant, que la fête recommence !
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L
Bon je rame un peu en ce moment mais comme je ne navigue pas sur la blogosphère depuis longtemps, ça va pas interesser grand monde. Je peux moi aussi rester fan non en-amouréecher Philémon?
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P
<br /> Bien sûr, j'ai de la place au chaud chez moi. Pis moi, c'est assez ténu entre amour et amitié, ça me fait faire quelques boulettes, mais après tout, ce n'est pas grave. Tu sais que je viens tous<br /> les jours chez toi pour voir s'il y a du neuf ? Allez, reviens quand tu veux.<br /> <br /> <br />
S
La blogosphère nous voile souvent la face et fausse la réalité..... J'en ai fait les frais maintes fois..........Depuis j'ai compris qu'il vaut mieux garder une certaine distance..... En tout wouahhhh quel article avec tous ces mots.... Je suis bluffé ;)
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P
<br /> Ca vient du fond du coeur, pour une femme au grand coeur. Merci d'avoir aimé, ce ne fut pas facile à écrire. Garder la distance, j'ai toujours du mal à faire, mais voiler l'émotion, je vais essayer<br /> de faire, oui.<br /> <br /> <br />
M
Moi je reste fan mais pas enamouré hein !
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P
<br /> Mais tu fais partie de ceux qu'on retrouve également attablé ches Chou et chez moi, de même qu'on ne se prive de venir grapiller tout le bon qu'il y a chez toi. Pis si tu restes et reviens aussi<br /> souvent, c'est qu'il doit bien y avoir un peu d'amitié virile, tiens, on va dire ça comme ça.<br /> <br /> <br />
A
Tiens, pour le coup, je vais visiter deux nouveaux blogs moi : Celui de Philémon comme celui de Prisedechou - et avec grand plaisir je subodore...
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P
<br /> J'espère qu'il y aura grand plaisir. Bienvenue, Axel, et à bientôt de vous lire.<br /> <br /> <br />
P
Sabrégoupillon, vous êtes un prince !<br /> Je t'embrasse<br /> Chou
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P
<br /> Vous êtes un amour, Chou ! J t'embrasse également. Infiniment heureux que tu reviennes. Merci à toi.<br /> <br /> <br />