P*** de mois de novembre
Oui, je sais, je ne suis pas original, mais cette année, il me pèse particulièrement.
Lou m’a envoyé un tag sur les 6 trucs tordus qui me caractérisent, je vais y réfléchir, mais je n’ai pas la tête à ça aujourd’hui.
Parce là, j’ai envie de poser le sac sur le bord de la route, et de m’asseoir dessus en attendant des jours meilleurs.
Je ne pensais pas qu’être licencié de cette manière m’aurait autant détruit, j’ai vraiment du mal à m’en remettre. Impression de ne plus être bon à rien, d’avoir l’âge d’être mis au rebut, de ne plus savoir rien faire. C’est dingue comme quelques paroles et quelques attitudes déplacées peuvent faire mal, et surtout comme l’argent peut corrompre les gens. J’ai passé presque 8 ans à former de jeunes consultants, pas un n’a eu l’élégance ou les c*** de m’appeler pour me demander comment j’allais.
Et surtout, je perçois les appels au secours du Poète Maudit le 1er, qui est dans une dérive totale, sans emploi, sans envies, sans ressources, sans couverture sociale. Mais comme le sortir du trou alors que moi-même j’ai parfois l’impression de glisser dans l’ornière ? Comment lui offrir des paroles réconfortantes alors que moi-même je suis en attente de paroles réconfortantes ? Comment l’inciter à aller consulter alors que moi-même je suis dans une grande fragilité physique et mentale ?
Alors, bien sûr, il y a l’accompagnement, la présence, se tenir droit, ne pas faiblir, ne jamais montrer que l’on peut basculer également, et tenir son rôle. Mais c’est dur, vraiment, de ne pouvoir répondre à cette détresse quand on est soi-même dans la détresse.
Je connais le remède, mais je n’ai plus l’énergie…
Bon, ça va aller, je vais acheter mes larmes, ça ira mieux avec.