J'ai des soirées fascinantes
Hier soir, avant ma fin de soirée mouvementée, je passe prendre Mlle la Conseillère et la Prunelle de ses Yeux, et nous voilà parti manger un morceau au McDo avant de nous rendre à l’Auditorium de Noisiel pour écouter un concert intitulé Grappelli Memory.
Sur scène, Christian Escoudé et Marc Fosset à la guitare, Darry Hall à la contrebasse et Florin Nicolescu au violon, qui accompagne Biréli Lagrène d’habitude.
Mais de Florin Nicolescu, point, remplacé au pied levé par une toute jeune violoniste, Fiona Monbet, toute effacée sur son tabouret.
Et pourtant, quand après le chorus de Christian Escoudé elle a pris le sien, alors là, grand moment d’émotion. Un phrasé tout en détaché, plein de poésie et de force, une rythmique parfaite, une musicalité très féminine tout en restant éminemment jazzy, bref un moment de grande jouissance musicale.
J’ai eu sans aucun doute une des plus grande surprise de ma vie de mélomane. Un instrument aussi exigeant sur des partitions jazz, joué par de grands maîtres depuis Grappelli, avec Michel Wintrop, Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood, aux mains virtuoses d’une femme déjà musicalement si assurée.
Alors je suis allé traîner sur la toile pour en savoir plus. 18 ans, élève de Didier Lockwood, qui voit en elle la plus grande violoniste jazz féminine actuelle, elle est lauréate Jeunes Talents en 2006, et se produit sur de nombreuses scènes, découverte par le grand public au Festival de Marciac cette année.
Et Prunelle de ses Yeux, du haut de ses 5 mois, n’en a pas perdu une miette, concentrée sur le jeu des artistes et de la musique.
Un très, très grand moment, vraiment.
Et pour vous donner un aperçu du talent de cette jeune femme, voici un duo à Marciac avec Didier Lockwood. Et j’aime également cette grande communion entre le maître et son élève.