Le ridicule ne tue plus
On en a encore eu la preuve hier avec la censure du Conseil Constitutionnel sur l'articler de la loi Hadopi autorisant la haute autorité à couper l'accès internet aux internautes surpris en téléchargeant illégalement.
Niet, ont dit les sages, seul un juge peut imposer la coupure de l'accès Internet, comme l'avait précisé d'ailleurs le Parlement Européen.
Mais nos grands dirigeants étaient tellement sûrs de leur fait, et tellement heureux de caresser dans le sens du poil l'ensemble des artistes de gôche favorable à une sanction des fraudeurs sous couvert de maintenir des revenus décents aux artistes, ce que je ne conteste pas, bien sûr.
Mais le problème n'est pas là. La question est d'inventer une nouvelle économie marchande autour des services numériques, un nouveau modèle qui garantisse les droits de artistes et la propriété intellectuelle et qui permette également aux jeunes, principaux concernés, à pouvoir s'inscrire dans cette économie avec leurs faibles moyens.
Quand j'entends le patron d'Universal Music hurler au loup alors que sa boîte s'est gavée depuis tant d'années sur le dos des artistes et sur celui des concommateurs, quand le vois qu'un CD sorti avec la pastille verte à 15 € se retrouve 6 semaines plus tard bradé à 7 € dans les mêmes bacs, quand je vois que certains artistes produisent de la m*** avec 30 personnes autour d'eux, et que d'autres produisent de si belles choses avec juste 3 ou 4 personnes, quand le même patron d'Universal voudrait nous faire croire que Soan est le nouvel artiste qui va monter, alors qu'un Batlik ou un Remingway, après 10 années de scène et 4 albums autoproduits continuent de remplir les salles, je me dis vraiment qu'il avait matière, au lieu de sortir la machine à claques, de réfléchir en profondeur à la nouvelle économie numérique, ce qui n'a pas été fait.
Alors je continuerai à télécharger, je continuerai à acheter des CD avec ou sans pastille verte (les derniers, Luciole et Charlie), et surtout, je continuerai à aller dans les salles, hier soir encore avec Poète Maudit pour écouter Java.
Ah, Mister Bling-Bling, pas facile de se faire copain - copain avec les artistes de gôche, hein ! Pis surtout, quand on gouverne de manière épidermique, ben parfois, on est rattrapé par le bon sens. Et c'est tant mieux.
Niet, ont dit les sages, seul un juge peut imposer la coupure de l'accès Internet, comme l'avait précisé d'ailleurs le Parlement Européen.
Mais nos grands dirigeants étaient tellement sûrs de leur fait, et tellement heureux de caresser dans le sens du poil l'ensemble des artistes de gôche favorable à une sanction des fraudeurs sous couvert de maintenir des revenus décents aux artistes, ce que je ne conteste pas, bien sûr.
Mais le problème n'est pas là. La question est d'inventer une nouvelle économie marchande autour des services numériques, un nouveau modèle qui garantisse les droits de artistes et la propriété intellectuelle et qui permette également aux jeunes, principaux concernés, à pouvoir s'inscrire dans cette économie avec leurs faibles moyens.
Quand j'entends le patron d'Universal Music hurler au loup alors que sa boîte s'est gavée depuis tant d'années sur le dos des artistes et sur celui des concommateurs, quand le vois qu'un CD sorti avec la pastille verte à 15 € se retrouve 6 semaines plus tard bradé à 7 € dans les mêmes bacs, quand je vois que certains artistes produisent de la m*** avec 30 personnes autour d'eux, et que d'autres produisent de si belles choses avec juste 3 ou 4 personnes, quand le même patron d'Universal voudrait nous faire croire que Soan est le nouvel artiste qui va monter, alors qu'un Batlik ou un Remingway, après 10 années de scène et 4 albums autoproduits continuent de remplir les salles, je me dis vraiment qu'il avait matière, au lieu de sortir la machine à claques, de réfléchir en profondeur à la nouvelle économie numérique, ce qui n'a pas été fait.
Alors je continuerai à télécharger, je continuerai à acheter des CD avec ou sans pastille verte (les derniers, Luciole et Charlie), et surtout, je continuerai à aller dans les salles, hier soir encore avec Poète Maudit pour écouter Java.
Ah, Mister Bling-Bling, pas facile de se faire copain - copain avec les artistes de gôche, hein ! Pis surtout, quand on gouverne de manière épidermique, ben parfois, on est rattrapé par le bon sens. Et c'est tant mieux.
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