Le consultant
Ceux qui me connaissent un peu savent que c'est mon métier depuis une vingtaine d'années, maintenant. Le consultant, vous savez, c'est celui qui vous emprunte votre montre pour ensuite vous vendre l'heure !
Autant j'ai pris un plaisir infini à travailler le bois dans mon atelier de lutherie, autant aujourd'hui que je suis en passe de reprendre enfin une activité professionnelle, je suis content de retrouver les routes et les rencontres.
J'ai la chance d'exercer mon activité auprès des collectivités locales, et par nécessité, je me déplace très régulièrement. Bien sûr, avec l'âge, la notoriété et la présence à mes côtés d'une équipes de jeunes "junior" (oui, je sais, pléonasme, mais étant arrivé à 35 ans passé dans ce métier, je peux te dire, lecteur(trice) assidu(e) que je fus au début de ma carrière un vieux "junior"), j'avais ralenti fortement les déplacements auprès de mes clients, concentrant mon activité dans le Nord-Pas de Calais, la Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire. Finies les semaines où le lundi j'étais à Strasbourg, le mardi à Marseille, le mercredi à Pau, le jeudi à Quimper et le vendredi à Lille.
En 20 ans, j'ai arpenté la France dans tous les sens, j'ai la chance d'avoir une grande famille, et à chaque nouveau contrat ou nouveau prospect, on me disait : "Philémon, tu n'as pas de la famille dans cette ville ?" C'était devenu un jeu.
Puis il m'est devenu un peu plus difficile d'envisager les lever à 5 heures du matin pour un avion à 6 h 30, et un retour à 23 heures chez moi. Et, grâce à une activité et un présence forte sur le terrain, nous avons réussi à développer la société au point de passer en 10 ans de un à plus de dix consultants.
J'ai beaucoup aimé former tous ces jeunes sortis d'école d'ingénieur, moi qui suis plutôt ingénieux qu'ingénieur, sorti de fac au bout d'un an, mais désormais bac + 35 ! Je crois avoir été un bon pédagogue, j'ai toujours mis en avant le travail de ces jeunes, leur laissant la parole lors des comités de pilotage, et les protégeant face aux élus, jamais impressionné devant une saillie convenue d'un député, sénateur, voire même un ministre.
Et surtout, j'ai toujours trouvé une joie profonde à rencontrer les élus et les cadres territoriaux partout en France, parce que malgré la défiance que l'on trouve convenu d'avoir face à la politique, je peux affirmer que les élus de terrain sont des gens extraordinaires, confrontés régulièrement à des difficultés sans nom, et qui cherchent avec volonté et opiniâtreté les solutions pour l'ensemble des administrés. Car pour un élu qui s'est gavé sur le dos de la République, combien d'autres qui ont donné de leur personne pour que les choses avancent, pour que les enfants étudient dans de bonnes conditions, pour que les femmes seules puissent élever leurs enfants, pour que les sans-papiers ou sans-abris puissent avoir une existence plus douce...
J'ai croisé des gens extraordinaires, des gens simples qui avaient une profonde humanité.
Alors oui, après m'être posé beaucoup de questions, savoir si je voulais vraiment continuer ou changer de métier pour la 5ème fois de ma vie professionnelle, ben je suis content de retrouver ces gens-là.
C'est pour lundi.
Autant j'ai pris un plaisir infini à travailler le bois dans mon atelier de lutherie, autant aujourd'hui que je suis en passe de reprendre enfin une activité professionnelle, je suis content de retrouver les routes et les rencontres.
J'ai la chance d'exercer mon activité auprès des collectivités locales, et par nécessité, je me déplace très régulièrement. Bien sûr, avec l'âge, la notoriété et la présence à mes côtés d'une équipes de jeunes "junior" (oui, je sais, pléonasme, mais étant arrivé à 35 ans passé dans ce métier, je peux te dire, lecteur(trice) assidu(e) que je fus au début de ma carrière un vieux "junior"), j'avais ralenti fortement les déplacements auprès de mes clients, concentrant mon activité dans le Nord-Pas de Calais, la Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire. Finies les semaines où le lundi j'étais à Strasbourg, le mardi à Marseille, le mercredi à Pau, le jeudi à Quimper et le vendredi à Lille.
En 20 ans, j'ai arpenté la France dans tous les sens, j'ai la chance d'avoir une grande famille, et à chaque nouveau contrat ou nouveau prospect, on me disait : "Philémon, tu n'as pas de la famille dans cette ville ?" C'était devenu un jeu.
Puis il m'est devenu un peu plus difficile d'envisager les lever à 5 heures du matin pour un avion à 6 h 30, et un retour à 23 heures chez moi. Et, grâce à une activité et un présence forte sur le terrain, nous avons réussi à développer la société au point de passer en 10 ans de un à plus de dix consultants.
J'ai beaucoup aimé former tous ces jeunes sortis d'école d'ingénieur, moi qui suis plutôt ingénieux qu'ingénieur, sorti de fac au bout d'un an, mais désormais bac + 35 ! Je crois avoir été un bon pédagogue, j'ai toujours mis en avant le travail de ces jeunes, leur laissant la parole lors des comités de pilotage, et les protégeant face aux élus, jamais impressionné devant une saillie convenue d'un député, sénateur, voire même un ministre.
Et surtout, j'ai toujours trouvé une joie profonde à rencontrer les élus et les cadres territoriaux partout en France, parce que malgré la défiance que l'on trouve convenu d'avoir face à la politique, je peux affirmer que les élus de terrain sont des gens extraordinaires, confrontés régulièrement à des difficultés sans nom, et qui cherchent avec volonté et opiniâtreté les solutions pour l'ensemble des administrés. Car pour un élu qui s'est gavé sur le dos de la République, combien d'autres qui ont donné de leur personne pour que les choses avancent, pour que les enfants étudient dans de bonnes conditions, pour que les femmes seules puissent élever leurs enfants, pour que les sans-papiers ou sans-abris puissent avoir une existence plus douce...
J'ai croisé des gens extraordinaires, des gens simples qui avaient une profonde humanité.
Alors oui, après m'être posé beaucoup de questions, savoir si je voulais vraiment continuer ou changer de métier pour la 5ème fois de ma vie professionnelle, ben je suis content de retrouver ces gens-là.
C'est pour lundi.
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