Hier soir, c'était concert.
Je dois te dire, lecteur(trice) chéri(e) que le 95, quand tu habites dans le 94, c’est presque le bout du monde. C’est comme ceux qui habitent dans le 78 et le 94, ils ont plus vite fait de se retrouver dans le 26, si tu vois ce que je veux dire (ça, c’est pour foutre la honte à ceux qui me lisent en diagonale, je vous préviens, je ramasse les copies à la fin de ce billet).
Donc, Sannois, et plus particulièrement l’Espace Michel Berger, ou EMB (cf billet précédent). Une salle réputée, puisque certains artistes n’hésitent pas à y capturer leur concert pour un CD live, comme Batlik, par exemple.
Après presque 90 minutes pour faire les 35 kms qui nous séparent, mon fils et moi, de cette scène tant désirée, nous arrivons enfin. Fils est content d’être là, d’autant qu’il y a de belles photos exposées, dont une avec les Ogres de Barback et Tiken Jah Fakoly (bon, ceux qui connaissent pas, je les abandonne définitivement au bord du chemin, je suis sans pitié).
Je dois te dire, lecteur suspendu à mes lèvres, que ce concert avait été annulé il y a deux mois environ, et reporté, suite à une coqueluche malvenue de la belle Emily qui commençait sa tournée dans cette salle. Et je devais m’y rendre avec Amélie, qui a découvert Emily Loizeau par mes soins il y a quelques mois. Mais promis, Lili, je vous dois une revanche. Et puisque tu es un fidèle lecteur, ami lecteur, tu sauras que ce soir-là, nous avons été traîner nos guêtres (des Minelli pour Lili, hein !) à l’expo De La Chapelle pour finir dans un resto indien à Saint Germain des Près. Donc nous écoutons The Rodeo, emmené par Dorothée (Dorothée – The Rodeo, fais marcher tes neurones, que diable…), puis des très nombreux roadies au demeurant fort sympatiques entreprennent de préparer la scène pour Emily Loizeau.
Et enfin, la miss apparaît, dans une grande robe en liberty rose, avec un jabot tout mignon.
Comment te dire…
Déjà, très jolie fille, de très belles mains, un sourire sincère, une voix à couper le souffle, rauque, puissante, avec juste ce qu’il faut de vibrato pour qu’on soit pris aux tripes (et pas comme la Camilla-Jordana qui use et abuse du vibrato au point d’en devenir presqu’inaudible, et toc !).
Une formation somme toute classique (batterie, banjo-basse, guitare et lead-guitare, cello).
Je connais par cœur les deux opus de cette chanteuse, mais là, j’ai découvert en plus une personne scéniquement très présente, un mélange parfait de Janis Joplin, Aretha Franklin, Carole King, Marlene Dietrich, Joni Mitchell, bref, une voix et une énergie unique, doublée d’une danseuse ayant puisé aux racines africaines, avec des battements de pieds en réponse aux battements de toms basses.
Difficile de résumer une alchimie étrange de simplicité et de joie de vivre en quelques mots. J’ai été surpris par la déclinaison scénique de son CD, et séduit par le côté attachant et tellement simple de la demoiselle. Jusque dans le deuxième rappel, où Emily et ses quatre musiciens ont entrepris de nous faire participer à une veillée au coin du feu, micros et instruments débranchés, tout acoustique.
Et cette reprise d’une chanson de Tom Waits, dont on se demande si elle n’a pas été écrite pour elle, tellement cela semblait naturel…
Je trouve toujours frustrant de dire l’émotion ressentie dans de tels moments, tellement cela reste personnel et ancré en soi. Mais vraiment, un très bon moment, une grande communion dans cet univers qui semble si accessible, si sincère. Oui, c’est cela, sincère et vrai, comme l’Ardèche où elle a composé ce nouvel opus, avec sa bande de potes.
Comment illustrer ce moment ? Peut-être avec ce concert que j’avais écouté en direct live, au studio 104 à Inter, avec Herman Dune et Moriarty. Celui d’hier soir était plus intime, mais tout aussi chaleureux. Je te préviens, ami(e) lecteur(trice) que là, tu en as pour 40 minutes, et que je vais surveiller que tu écoutes tout jusqu'au bout.
Allez, bientôt de nouvelles aventures. Le 10 juin, ce sera Java sur Seine, avec Number One et chérie de Number One.
Donc, Sannois, et plus particulièrement l’Espace Michel Berger, ou EMB (cf billet précédent). Une salle réputée, puisque certains artistes n’hésitent pas à y capturer leur concert pour un CD live, comme Batlik, par exemple.
Après presque 90 minutes pour faire les 35 kms qui nous séparent, mon fils et moi, de cette scène tant désirée, nous arrivons enfin. Fils est content d’être là, d’autant qu’il y a de belles photos exposées, dont une avec les Ogres de Barback et Tiken Jah Fakoly (bon, ceux qui connaissent pas, je les abandonne définitivement au bord du chemin, je suis sans pitié).
Je dois te dire, lecteur suspendu à mes lèvres, que ce concert avait été annulé il y a deux mois environ, et reporté, suite à une coqueluche malvenue de la belle Emily qui commençait sa tournée dans cette salle. Et je devais m’y rendre avec Amélie, qui a découvert Emily Loizeau par mes soins il y a quelques mois. Mais promis, Lili, je vous dois une revanche. Et puisque tu es un fidèle lecteur, ami lecteur, tu sauras que ce soir-là, nous avons été traîner nos guêtres (des Minelli pour Lili, hein !) à l’expo De La Chapelle pour finir dans un resto indien à Saint Germain des Près. Donc nous écoutons The Rodeo, emmené par Dorothée (Dorothée – The Rodeo, fais marcher tes neurones, que diable…), puis des très nombreux roadies au demeurant fort sympatiques entreprennent de préparer la scène pour Emily Loizeau.
Et enfin, la miss apparaît, dans une grande robe en liberty rose, avec un jabot tout mignon.
Comment te dire…
Déjà, très jolie fille, de très belles mains, un sourire sincère, une voix à couper le souffle, rauque, puissante, avec juste ce qu’il faut de vibrato pour qu’on soit pris aux tripes (et pas comme la Camilla-Jordana qui use et abuse du vibrato au point d’en devenir presqu’inaudible, et toc !).
Une formation somme toute classique (batterie, banjo-basse, guitare et lead-guitare, cello).
Je connais par cœur les deux opus de cette chanteuse, mais là, j’ai découvert en plus une personne scéniquement très présente, un mélange parfait de Janis Joplin, Aretha Franklin, Carole King, Marlene Dietrich, Joni Mitchell, bref, une voix et une énergie unique, doublée d’une danseuse ayant puisé aux racines africaines, avec des battements de pieds en réponse aux battements de toms basses.
Difficile de résumer une alchimie étrange de simplicité et de joie de vivre en quelques mots. J’ai été surpris par la déclinaison scénique de son CD, et séduit par le côté attachant et tellement simple de la demoiselle. Jusque dans le deuxième rappel, où Emily et ses quatre musiciens ont entrepris de nous faire participer à une veillée au coin du feu, micros et instruments débranchés, tout acoustique.
Et cette reprise d’une chanson de Tom Waits, dont on se demande si elle n’a pas été écrite pour elle, tellement cela semblait naturel…
Je trouve toujours frustrant de dire l’émotion ressentie dans de tels moments, tellement cela reste personnel et ancré en soi. Mais vraiment, un très bon moment, une grande communion dans cet univers qui semble si accessible, si sincère. Oui, c’est cela, sincère et vrai, comme l’Ardèche où elle a composé ce nouvel opus, avec sa bande de potes.
Comment illustrer ce moment ? Peut-être avec ce concert que j’avais écouté en direct live, au studio 104 à Inter, avec Herman Dune et Moriarty. Celui d’hier soir était plus intime, mais tout aussi chaleureux. Je te préviens, ami(e) lecteur(trice) que là, tu en as pour 40 minutes, et que je vais surveiller que tu écoutes tout jusqu'au bout.
Allez, bientôt de nouvelles aventures. Le 10 juin, ce sera Java sur Seine, avec Number One et chérie de Number One.
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