Dimanche, c'était concert

Publié le par Philémon

Mlle la Conseillère m'appelle en fin de matinée pour me demander si je veux bien l'accompagner au concert Salle Pleyel en milieu d'après-midi.
Au programme, la Symphonie n°3 de Gustav Mahler, interprétée par l'orchestre Symphonique du Conservatoire de Paris. Et Arthur en chef de pupitre des cors qui a invité ma fille, une longue amitié née à l'orchestre du conservatoire et dans les couloirs de l'école de musique. Sauf qu'Arthur a décidé d'en faire son métier, et qu'en plus d'être bosseur, il est particulièrement brillant, au point d'avoir réussi cette année le très difficile concours d'entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, la Mecque des futurs grands solistes et concertistes...
Nous v'là donc rendus Rue Saint-Honoré à 15 heures, et là, une foule très agitée de jeunes amis des musiciens, qui devaient tous avoir entre 16 et 22 ans. Certaines très apprêtées, robe de cérémonie longue et décolletée, maquillage, chignon, les garçons plus sobres, voire plus négligés...

Et la Salle Pleyel. Tu ne me croiras pas, mais depuis 20 ans à Paris et mélomane, ben j'y étais jamais entré. Remarque, je ne suis jamais entré à l'Opéra Garnier non plus (Lili, promis, faut qu'on y aille), ni à l'Opéra Comique (superbe salle, parait-il).
Une salle magnifique entièrement rénovée, une acoustique parfaite à quelqu'endroit que l'on se trouve.

Et l'orchestre. Plus de 100 jeunes sur scène, plus de 120 choristes de la Maîtrise de Paris, des enfants entre 8 et 16 ans, et Delphine Haidan, mezzo-soprano, le tout dirigé par Pierre-Michel Durand.

Alors, cette troisième symphonie.. Une oeuvre majeure dans le catalogue de Mahler, construite en 6 mouvements, le 7éme ayant été composé pour une autre symphonie, autour des thèmes suivants :
1. L'éveil de Pan. L'été fait son entrée (cortège de Bacchus)
2. Ce que me content les fleurs des champs
3. Ce que me content les animaux de la forêt
4. Ce que me contre la nuit (l'homme)
5. Ce que me content les cloches du matins (les anges)
6. Ce que me conte l'amour
7. Ce que me conte l'enfant

Bon, j'avoue que je ne suis pas très sensible aux grosses machineries, et j'ai trouvé ça parfois lourd, pas toujours construit comme j'aime. En plus, un premier mouvement d'une longueur (d'une langueur ?), puisqu'il dure presque une demi-heure sur un total de une heure trente.
En revanche, de l'enthousiasme, un orchestre parfaitement en place, très professionnel, très musical...
Je me suis retrouvé dans le 4éme et le 5eme mouvement, quand les choeurs et la mezzo ont répondu à l'orchestre. Et enfin un magnifique adagio final.
Et enfin, les groupies ont pu laisser libre cours à leur enthousiasme lorsque les pupitres ont été présentés les uns après les autres. Et à l'applaudimètre, Arthur a gagné haut la main.

Et j'ai été frappé par la féminisation de l'orchestre. Bien sûr, les pupitres de cuivres restent très masculins (trompette, trombone), quoique la tubiste était une fille, en revanche les bois (hautbois, clarinettes, bassons, cors) se féminisent largement. Et si les cordes l'ont été de tout temps, 5 contrebassistes sur 7 étaient des filles, ce qui est exceptionnel. En revanche, pas un seul garçon aux harpes... Les préjugés ont encore la vie dure.

Mlle la Conseillère était ravie, moi de même, et encore une belle après-midi partagée.
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Publié dans Parlons musique

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E
il manque quelque chose dans ton billet, non?<br /> une photo de blonde, je crois.<br /> huhuhu
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P
<br /> Ben non, puisque c'est toi qui fait l'apologie des blondes, maintenant ;0)<br /> <br /> <br />
M
Le bonheur dans un tel lieu, ici c'est tout petit mais déjà superbe, j'adorerais voir, écouter, profiter
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P
<br /> Je préfère les petites salles, mais pour loger 80 musiciens et 120 choristes...<br /> <br /> <br />
M
Ne serait-ce que pour le lieu (j'ai vu des photos par un pote photographe), j'aurais envie d'y aller pour écouter un concert...
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P
<br /> La rénovation est assez moderne, mais il reste les grands volumes assez épurés. Antony and the Johnssons le 9 juillet, si ça te tente ;0)<br /> <br /> <br />
L
La première fois que je suis allée à l'opéra Garnier, j'avais 18 ans et le hasard avait fait que j'étais assise à côté de Françoise Fabian. C'était magique !<br /> Je n'aime pas trop Malher non plus ou, du moins, par petites touches espacées sinon je le trouve un peu trop indigeste...
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P
<br /> Bon, on est deux à trouver Malher indigeste, alors. Mais je pense que pour un musicien, sur scène, ça doit quand même être assez jouissif !<br /> Plus que Garnier, c'est l'Opéra Comique que j'aimerais découviri. Tiens, les Arts Florissants, par exemple, avec un opéra 17ème...<br /> <br /> <br />
M
Et du coup moi j'ai eu un tout petit mail.. :-) Bisous Philémon!
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P
<br /> Mais tout petit mel vaut mieux que pas de mel, non ? Et ça veut dire que je pense quand même à toi ;0)<br /> <br /> <br />