Cela ne nous rajeunit pas
Il y a vingt ans aujourd’hui, au petit matin, MrBoulard le dernier pointait son nez dans une maternité de Montpellier. L’expérience aidant, j’avais fait le plein de la voiture, pour éviter la mésaventure de la panne d’essence connue pour la naissance de Mlle la Conseillère.
Bien sûr, on pourrait croire qu’au troisième, on est blasé, mais pourtant, lorsqu’il est apparu, ce fut la même magie que pour son frère et sa sœur. Ce fut là encore une évidence.
Une fièvre persistante et l’arrivée du pont du 1er mai fit qu’il voyagea dans une civière – couveuse de la clinique à l’hôpital, pour nous être rendu une semaine plus tard sans diagnostic. Ce fut à la visite des trois mois que notre médecin de famille détecta un cal osseux à la clavicule. Le chérubin (je disais de lui que c’était de la chair d’angelot, tellement il ressemblait aux petits anges de l peinture de la Renaissance italienne) s’était cassé la clavicule lors de l’expulsion. Faut dire que depuis, tout y est passé : le col du fémur en chutant à un an de la table à langer, le poignet, le coude et j’en passe…
Faut dire que Boulard est plein de vie, sa maîtresse de maternelle disait de lui chaque matin : « Tiens, voilà la joie de vivre ! »
Ce qui me fait sourire encore aujourd’hui, c’est la communion entre les trois, mais surtout le petit couple que Troisième forme avec Seconde. Ils ont partagé jusqu’à leur adolescence la même chambre, alors que chacun avait la sienne, mais par affinité, Seconde apprenant à Boulard l’opiniâtreté, la constance dans l’effort, Boulard apportant à sa sœur le côté fantasque et poète qu’elle n’osait affirmer.
Voilà vingt ans que ce garçon ne cesse de me surprendre, et que nous partageons nos coups de cœurs musicaux, notre passion pour la photo, l’envie de bricoler ensemble, et notre amour des errances et des découvertes.
Alors mon fils chéri, j’espère que les nouveaux horizons qui s’ouvrent à toi vont devenir réalité, et qu’enfin tu vas vivre de la photographie. Je croise les doigts pour ton oral de l'ENS, mais j’ai confiance en toi.
Bon anniversaire MrBoulard.
Et si tu veux me faire plaisir, ne lâche pas la musique.
Bien sûr, on pourrait croire qu’au troisième, on est blasé, mais pourtant, lorsqu’il est apparu, ce fut la même magie que pour son frère et sa sœur. Ce fut là encore une évidence.
Une fièvre persistante et l’arrivée du pont du 1er mai fit qu’il voyagea dans une civière – couveuse de la clinique à l’hôpital, pour nous être rendu une semaine plus tard sans diagnostic. Ce fut à la visite des trois mois que notre médecin de famille détecta un cal osseux à la clavicule. Le chérubin (je disais de lui que c’était de la chair d’angelot, tellement il ressemblait aux petits anges de l peinture de la Renaissance italienne) s’était cassé la clavicule lors de l’expulsion. Faut dire que depuis, tout y est passé : le col du fémur en chutant à un an de la table à langer, le poignet, le coude et j’en passe…
Faut dire que Boulard est plein de vie, sa maîtresse de maternelle disait de lui chaque matin : « Tiens, voilà la joie de vivre ! »
Ce qui me fait sourire encore aujourd’hui, c’est la communion entre les trois, mais surtout le petit couple que Troisième forme avec Seconde. Ils ont partagé jusqu’à leur adolescence la même chambre, alors que chacun avait la sienne, mais par affinité, Seconde apprenant à Boulard l’opiniâtreté, la constance dans l’effort, Boulard apportant à sa sœur le côté fantasque et poète qu’elle n’osait affirmer.
Voilà vingt ans que ce garçon ne cesse de me surprendre, et que nous partageons nos coups de cœurs musicaux, notre passion pour la photo, l’envie de bricoler ensemble, et notre amour des errances et des découvertes.
Alors mon fils chéri, j’espère que les nouveaux horizons qui s’ouvrent à toi vont devenir réalité, et qu’enfin tu vas vivre de la photographie. Je croise les doigts pour ton oral de l'ENS, mais j’ai confiance en toi.
Bon anniversaire MrBoulard.
Et si tu veux me faire plaisir, ne lâche pas la musique.
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