Les malices d'Amélie - Klimt

Publié le par Philémon


Klimt





Jean Jacques LEVEQUE


Fin du siècle. C'est la révolution culturelle, en peinture, en littérature mais aussi en musique...

A Vienne on va un peu à contre-pied, on parle de la Sécession. Le concept de l'Art total.

Dans cette oeuvre, J.J Leveque développe dans ce contexte culturel, les parcours de Klimt, de Schiele et de Kokoschka.

D'une clarté exemplaire, l'auteur reprend la vie intime, le parcours initiatique et le cheminement artistique des trois peintres. De belles illustrations, de belles chronologies. Ce livre est une mine de trésors sur papier glacé.

Je m'attarde un peu plus sur Klimt, parce que, je l'avoue, j'ai un penchant, bon ok un gros penchant, un très gros penchant...Cependant, Schiele a un parcours très interessant, narcissique à souhait, il aime le corps, le corps beau, le sensuel et l'érotique et ses magnifiques oeuvres nous le prouvent !

Donc Klimt...

Enfant heureux, dans une famille modeste mais très artistique (mère cantatrice et père artisan-ciseleur) il commence sa carrière en montant un atelier avec l'un de ses frères et en peignant ses soeurs, elles-mêmes modèles artistiques.
Très tôt, il acquiert une maitrise parfaite de la représentation du corps humain, il restitue admirablement le jeu de la musculature humaine...il est alors l'élève de Makart.

Elève de Makart, dans la pure tradition des maitres anciens, Klimt débute... puis il invente son style, doucement, s'éloignant peu à peu de la tradition pour s'intéresser à divers mouvements intellectuels et à la société de ce fin de siècle qui change, qui laisse de plus en plus de place au lascif, au sensuel.

Ce qui fait son originalité : il voit dans chaque chose aussi insignifiante soit elle, un élément du ciel et vice versa. Il mèle le réel à l'allégorique.

Il invente lui même un language corporel lascif et langoureux. Ses couleurs sont de loin très reconnaissables ; l'empreinte Klimt, les visages Klimt... le céleste Klimt.

Le Baiser, les trois âges de la femme, Les Amies, Adam & Eve, dans toutes ses oeuvres, une pluie céleste mêlée à l'empreinte sauvage et brute de la terre. La vérité transparait. La femme douce, la femme maitresse mais toujours tendre et maternelle.

Dans ces représentations de paysages, son originalité demeure dans le fait qu'il ne peint pas seulement la réalité, il y ajoute toujours une dimension divine, improbable, suggestive dans les formes, les couleurs ou l'espace.

Klimt c'est la recherche de la pureté, c'est le symbole même de l'iconographie...

Petit bonus, voyez vous même ...


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Publié dans Les malices d'Amélie

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A
merci Louise !
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L
Heureuse de te lire Lili (et j'adore Klimt).
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A
@ MC : ce qui me touche chez Klimt c'est qu'il parle directement à ma féminité...plutôt rare pour un homme non ? lol<br /> @ Emmanuelle : ben oui mais pourquoi autant d'acharnement aussi ! elle a du se sentir harcelée la pauvre Mona Lisa...non sans blague, tu sais la Joconde ne m'a jamais beaucoup parlé...ce que je préfère chez elle ce sont surtout les mystères qui tournent autour d'elle...<br /> @ Pierrot : merci ca fait chaud au coeur<br /> @Chriss : c'est philou qui a mal mis en page boououououhhhhh
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C
Ah Manue, tu me fais rire !<br /> Je pourrais dire à peu près la même chose. <br /> Juste pour moi, c'est écrit trop petit, j'ai pas des yeux neufs moi !<br /> Bisous à Lili et Phil
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P
comment ne pas s'accrocher à ce travail...le baiser très connu révèle toujours des nouveautés...comme le ciel étoilé! céleste est le bon adjectif! <br /> ps: t'as intéret à continuer à nous émouvoir ici chez philémon ou ailleurs mais faut dire où!
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