Un vrai week-end de Valentin
Il a commencé hier à midi, quand ma fille m'a appelé pour me demander ce que je faisais. J'ai bien compris qu'elle avait un peu envie que je l'invite, ce que je me suis empressé de faire. Dame, presque quinze jour que je ne l'avais pas vue, ni Prunelle de ses Yeux, c'est que ça pousse tellement vite, ces petites choses ;-)
Dire que je suis comblé par ce petit bout de chocolat toujours aussi souriant, aussi agréable, aussi vif et décidé...
Et une maman si sereine, si engagée, si pleine de projets et d'envie.
Tiens, la ville du futur, comment permettre une vie harmonieuse dans une ville de plus en plus dense. Grave question, qui vaut 5 000 € de prix, par un jury présidé par Christian de Portzamparc... Avec à la clé une invitation pour un bon repas, si nous gagnons. Ce n'est pas le repas qui me motive, c'est confronter ma vision de la vie et du développement de la Cité avec ma fille, elle ave sa vision d'historienne, d'urbaniste et de sociologue, moi mon expérience du terrain et ma passion de la politique.
Que dire d'autre ? La gaufre partagée au bord du Lac des Minimes, la centaine de photos prises, les longues discussions avec Mlle la Conseillère la Deuxième, son voyage d'étude à Cuba, ses doutes et ses certitudes, sa promo à la Sorbonne dans laquelle elle est la seule issue du cursus universitaire, qui plus est de la banlieue, conseillère municipale apparentée communiste, un extra-terrestre dans ce mastère-magistère si proprement formaté, lisse et sans aspérité aucune...
J'ai remis ça aujourd'hui, un repas africain préparé par le père de Prunelle de ses Yeux, mi-Mauritanien, mi-Sénégalais, un tagine délicieux, tous attablés chez la mère de mes enfants, mon ex-femme, quatre générations réunies, tous mes enfants présents sauf MrBoulard le Troisième...
Demain, je retourne m'allonger sous le microscope électronique, me faire remplacer le crsitallin gauche par un implant tout neuf, qui devrait me permettre de revoir clairement toutes les beautés du monde. Je n'aurais jamais pensé me faire opérer si tôt de la cataracte, une maladie de vieux, comme je me suis exclamé lorsque la première interne m'a diagnostiqué, il y a maintenant 4 mois.
Mais si je n'avais pas fait ce glaucôme bilatéral aigü, je me serais sans aucun doute contenté de cette vision dégradée, cet astigmatisme et cette hypermétropie, après tout, celà fait 30 ans que ma vision se dégrade.
J'ai toujours pensé que c'était le travail sous la lampe, lorsque je travaillais mes voûtes de violons, ou que je retouchais mes vernis sous la lumière noire. Quelle invention que cette lunière néon qui exacerbe les blancs, dans les boites de nuit par exemple, pour voir les imperfections du bois, les retouches de vernis, ou les reprises de peinture sur un tableau, ou la reprise de dorure sur les cadres ou les glaces vénitiennes...
Demain après-midi, c'est Poète Maudit le Premier qui viendra me sortir de l'hôpital pour me ramener chez moi. Il restera peut-être pour dîner, pour se rassurer sur ma santé. Et comme je l'ai déjà fait au retour de mon hospitalisation, je lui laisserai peut-être ma carte bleue avec le code pour qu'il aille faire deux ou trois courses... C'est à ça que je m'aperçois que je viellis, que bientôt mes enfants auront avec moi l'attitude que j'ai avec mes vieux parents.
Et mardi, une fois le pansement ôté, je redémarre une nouvelle vie ? Non, je serai bien sûr le même, les yeux simplement mieux ouverts sur le monde. Je suis plein d'espoir.
Prenez soin de vous. J'ai déjà beaucoup de marques d'affection de votre part, ça me fzait chaud au coeur. Je vous en suis reconnaissant.
Dire que je suis comblé par ce petit bout de chocolat toujours aussi souriant, aussi agréable, aussi vif et décidé...
Et une maman si sereine, si engagée, si pleine de projets et d'envie.
Tiens, la ville du futur, comment permettre une vie harmonieuse dans une ville de plus en plus dense. Grave question, qui vaut 5 000 € de prix, par un jury présidé par Christian de Portzamparc... Avec à la clé une invitation pour un bon repas, si nous gagnons. Ce n'est pas le repas qui me motive, c'est confronter ma vision de la vie et du développement de la Cité avec ma fille, elle ave sa vision d'historienne, d'urbaniste et de sociologue, moi mon expérience du terrain et ma passion de la politique.
Que dire d'autre ? La gaufre partagée au bord du Lac des Minimes, la centaine de photos prises, les longues discussions avec Mlle la Conseillère la Deuxième, son voyage d'étude à Cuba, ses doutes et ses certitudes, sa promo à la Sorbonne dans laquelle elle est la seule issue du cursus universitaire, qui plus est de la banlieue, conseillère municipale apparentée communiste, un extra-terrestre dans ce mastère-magistère si proprement formaté, lisse et sans aspérité aucune...
J'ai remis ça aujourd'hui, un repas africain préparé par le père de Prunelle de ses Yeux, mi-Mauritanien, mi-Sénégalais, un tagine délicieux, tous attablés chez la mère de mes enfants, mon ex-femme, quatre générations réunies, tous mes enfants présents sauf MrBoulard le Troisième...
Demain, je retourne m'allonger sous le microscope électronique, me faire remplacer le crsitallin gauche par un implant tout neuf, qui devrait me permettre de revoir clairement toutes les beautés du monde. Je n'aurais jamais pensé me faire opérer si tôt de la cataracte, une maladie de vieux, comme je me suis exclamé lorsque la première interne m'a diagnostiqué, il y a maintenant 4 mois.
Mais si je n'avais pas fait ce glaucôme bilatéral aigü, je me serais sans aucun doute contenté de cette vision dégradée, cet astigmatisme et cette hypermétropie, après tout, celà fait 30 ans que ma vision se dégrade.
J'ai toujours pensé que c'était le travail sous la lampe, lorsque je travaillais mes voûtes de violons, ou que je retouchais mes vernis sous la lumière noire. Quelle invention que cette lunière néon qui exacerbe les blancs, dans les boites de nuit par exemple, pour voir les imperfections du bois, les retouches de vernis, ou les reprises de peinture sur un tableau, ou la reprise de dorure sur les cadres ou les glaces vénitiennes...
Demain après-midi, c'est Poète Maudit le Premier qui viendra me sortir de l'hôpital pour me ramener chez moi. Il restera peut-être pour dîner, pour se rassurer sur ma santé. Et comme je l'ai déjà fait au retour de mon hospitalisation, je lui laisserai peut-être ma carte bleue avec le code pour qu'il aille faire deux ou trois courses... C'est à ça que je m'aperçois que je viellis, que bientôt mes enfants auront avec moi l'attitude que j'ai avec mes vieux parents.
Et mardi, une fois le pansement ôté, je redémarre une nouvelle vie ? Non, je serai bien sûr le même, les yeux simplement mieux ouverts sur le monde. Je suis plein d'espoir.
Prenez soin de vous. J'ai déjà beaucoup de marques d'affection de votre part, ça me fzait chaud au coeur. Je vous en suis reconnaissant.
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