On reste fragile
Je ronge un peu mon frein, toujours arrêté alors que je suis sans emploi, je trouve la situation assez comique. Si on se résume, je suis mis à pied depuis le 23 septembre, donc sans salaire, licencié sans indemnités, j’ai juste touché mes 35 jours de congés payés, parce que Grand Connard était obligé de me les payer, tout de même.
Pris en charge en indemnités journalières par la Sécu, je ne peux même pas m’inscrire aux Assedic. Sachant que mon arrêt maladie se termine le 7 décembre, que ma prochaine opération a lieu le 11, que je risque d’être de nouveau arrêté à cette date pour une quinzaine, qu’entre-temps je ne peux pas postuler chez un nouvel employeur sauf à lui dire que je ne sais pas quand est-ce que je pourrai embaucher chez lui, je me dis que ma situation n’est pas des plus confortables.
Heureusement que je disposais de quelques économies et que je n’ai pas un gros train de vie, car cela fait maintenant un trimestre que je suis sans revenus… Tout ça à cause d’un Grand Connard qui s’est étranglé de fureur dès qu’il s’est agi de m’indemniser pour mon départ qu’il avait lui-même décidé.
Voilà comment on plonge rapidement, perte de revenus, crédits qui courent, santé défaillante, perte de repères… J’ai toujours pensé que cela pouvait aller vite, que cela pouvait m’arriver, comme à n’importe qui. J’y suis, mais je ne suis pas encore près du gouffre, loin de là.
Car heureusement, j’ai une bonne dose d’optimisme. Mais quand je vois ce que nos gouvernants nous préparent comme avenir, j’ai parfois de grosses craintes. Voilà pourquoi ce midi, j’ai voté aux prud’hommes, c’est important. Et pourquoi je me sentirai toujours plus proche des faibles que des puissants.