Je reviens de chez moi
Dimanche, j’ai profité du voyage retour à vide d’une amie brestoise pour faire un petit déménagement chez moi, à Kerlossouharn.
J’étais donc là.
Non, je te rassure, ami(e) lecteur(trice), ma vue ne me joue pas de nouveaux tours.
Car lorsque j’étais handicapé de la vue, voilà par exemple ce que j’aurais pu voir, attablé au Green avec Macaron en train de siroter les mojitos qu’il a fait mettre au frais.
Tu vois bien qu’il ne s’agit pas de la même chose.
Non, ce dimanche, après un long trajet d’environ 5 heures, nous sommes arrivés dans mon hameau vers 19 heures 30. Et imagine un dimanche soir sous une pluie battante (je sais, pas de bol, c’est vraiment exceptionnel dans les Côtes d’Armor, la pluie de l’année est tombée ce jour-là), dans un hameau sans éclairage public, une maison sans électricité, ben vi, tu as trouvé, ça donne ça.
Bon, en tout cas, je suis bien installé maintenant avec lit, canapé, table, chaises, frigo, four micro-onde, cafetière électrique et j’en passe.
Bon, je te sens narquois, là, et tu dois te dire qu’il manque le principal, c'est-à-dire des fenêtres, une porte, du courant électrique, de l’eau et tout le reste… Mais je prends tes narquoiseries de haut, sache-le ! J’ai bien le droit d’équiper ma maison comme je l’entends, non ?
Et lundi, confortablement installé dans mon wagon de première avec mon billet cadeau (vi, l’intérêt d’être trois jours par semaine dans le train, c’est qu’ensuite, on t’invite gratuitement…), j’ai attendu patiemment que quelques femmes agricultrices apparemment pas contentes libèrent la gare de Morlaix pour que le train démarre, ce qui ne fut pas le cas. C’est donc en car jusqu’à Guingamp, puis en train jusqu’à Paris que je regagnai mes pénates.
D’où, tu l’auras compris, mon silence ce week-end.
J’ai des week-ends très intéressants, non ?