Contre l'enfumage
Le mercredi, c’est jour du Canard. Et dans le Canard, aujourd’hui, ceci extrait d’un livre de Walter Lippman, politiste américain, qui décode la pensée libérale et développe le fait que les démocraties recourent à la propagande et « fabriquent du consentement » :
« le peuple est un troupeau égaré, bien trop émotif, incapable de s’occuper de ses propres affaires, et qui doit être encadré, contrôlé et conduit par une avant-garde, une élite de décideurs éclairés. Les gens doivent être détournés vers des buts inoffensifs. Il faut les noyer, les assommer sous une masse d’informations qui ne leur laisse pas le temps de réfléchir. Il faut les persuader qu’ils sont incapables de provoquer des changements, il faut les convaincre que la révolte entraîne toujours le pire, il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l’illusion de décider, l’illusion nécessaire ».
Je n’ai rien à ajouter, je crois que tout est dit. Mais pourquoi diable suis-je toujours persuadé qu’hors la décision souveraine du peuple, et le développement d’une intelligence collective il n’y a point de salut ?
Pfff, trop romantique, Philémon…
Et comme tout finit par des chansons, je vous propose Caravan Palace, du jazz manouche yiddish total foutraque comme je les aime.