Tagounet à MC

Publié le par Philémon

Je reprend le tag de MamanCélib, j'ai du temps pour ça en ce moment.

Quelle est la première image qui se présente à vous quand on vous parle de votre enfance ?

Le soleil du Maroc, et les parties de luge à Ifrane, dans la seule station de ski existante là-bas dans les années 50, avec la tripotée de frères et sœurs.

La mort frappe à la porte. Que choisissez-vous d'emporter dans l'autre monde ?

Rien. S’il y a des choses à découvrir là-bas, je n’ai pas besoin d’être encombré. S’il n’y à rien à découvrir dans l’au-delà, alors j’aurai mes souvenirs en tête pour un moment.

Les livres que vous avez toujours désiré lire, sans jamais avoir trouvé le temps de le faire ?

Je n’ai pas de regrets littéraires. Je pourrais parler également des livres que je n’aurais jamais pensé lire et qui m’ont touché…

Vous croisez Julia Roberts dans l'ascenseur. « Quel genre d’homme êtes-vous », vous demande-t-elle ? Que lui répondez-vous ?

Je pense que j’en bafouillerai un peu… Mais il n’y a pas qu’à Julia Roberts que je dirais ça. Je suis un homme droit, sincère et authentique, avec quelques fragilités mais beaucoup d’enthousiasme de vie. Et un incorrigible romantique…

Et à Julia, rien que pour elle, j’ajouterai : « Votre sourire est un soleil radieux qui a bien souvent illuminé ma vie ».

 Si vous aviez eu le choix, auriez-vous préféré être un roi ou une reine ?

Je ne revendique pas les honneurs. Etre un bon père de famille, oui, c’est déjà assez difficile comme ça.

Préférez-vous nager dans une rivière ou dans la mer ?

Je ne suis pas très à l’aise dans l’eau, mais à choisir, je ne choisis pas, quoique j’aie une vraie fascination pour la mer.

Que devrions-nous faire en priorité pour la planète ?

Penser à mieux partager les ressources, et s’inscrire durablement dans la décroissance.  Ce que je vais faire à mon modeste rang en Bretagne, dans ma maison. Energie douce, lagunage, toilettes sèches, compostage, potager, puits canadien, photovoltaïque ou éolienne, recueil d’eau de pluie…

Et qu'aimeriez-vous que l'humanité fasse pour vous ?

Je ne mérite pas, je pense, un tel honneur.

Votre petit-déjeuner habituel ?

Une tasse de thé, un verre de jus de fruit, un laitage et un fruit, mais très souvent rien… Les vrais petits déjeuners sont ceux que je prend en déplacement à l’hôtel.

En revanche, un petit déjeuner en tête à tête sera sans aucun doute plus copieux…

Aimez-vous écrire la nuit ?

J’écris à toute heure du jour et de la nuit, des notes et des mots sur un carnet, des histoires sur mon PC. Mais j’ai une prédilection pour la nuit. Lorsque ma deuxième sœur nous a quitté, j’ai écris toutes les nuits pendant un mois, quand je posé le point final, j’avais fait mon deuil. La nuit est un moment propice à l’évasion, aux retrouvailles…

La dernière fois que vous étiez ivre ?

Il y a de nombreuses années… Je me rappelle d’une soirée grillades à la fin d’une année universitaire sur la plage à Palavas… Mélange de vins, désœuvrement sans doute, une belle cuite. Mais je n’aime pas du tout. Une légère ivresse accompagnant un bon moment entre amis, pourquoi pas ? Une perte totale de moyens et de repères à cause de l’alcool, non.

Pensez-vous que de grandes œuvres comme « Hamlet » ou « Don Quichotte » sont encore à venir ?

Je n’en sais rien. A vrai dire, je m’en fous un peu ;-)Mais je trouve qu’il y a beaucoup de littérature qui ne sont que des « coups », qui tiennent plus d’un article dans la presse magazine et qu’on érige en livre de société que je suis très sceptique. De toute manière, sauf cas extrême, une œuvre ne peut être résumée à un seul livre, elle tient d’un univers, d’une constance dans l’écriture, d’une message ou d’une orientation de vie à partager.

Le plus gros mensonge de votre vie ?

Avoir dit à ma fille que je partais pour une autre femme, alors que je partais pour me retrouver et me reconstruire. Dix ans plus tard et quelques expériences malheureuses, je suis plus serein et plus authentique, et je me suis réconcilié avec ma fille et mon ex-femme.

Que transportez-vous dans vos poches ?

Tellement de choses qu’on peut refaire mon itinéraire de la journée ou de la semaine. Cela va d’un caillou ou d’un coquillage, à un marron ou un gland, un morceau de bois, des papiers que je me refuse à jeter par terre, des feuilles à bouturer, une racine à replanter, des tracs culturels, des billes, un tee… Je suis presque pire que mes gosses pour ça. Le dernier à 20 ans tient de moi, les siennes sont presque aussi pleines que les miennes.

Un désir en particulier ?

Voir un sourire illuminer le visage d’une femme, et qui me serait destiné…

Que diriez-vous d'un barbecue sympa avec Gustave Flaubert un de ces jours ?

Sympa. Mais à choisir, j’aimerais bien le partager avec Serge Rezvani et Nicolas de Staël, si je pouvais. Je pense qu’entre le peintre écrivain iranien et le peintre russe blanc, la conversation devrait être inoubliable.

Paysage préféré ?

Je trouve le monde tellement beau qu’il m’est difficile de choisir. Un paysage dans lequel je me sentes en harmonie avec la nature, De ces lieux où l’on est tellement serein que l’on a plus besoin de parler, juste serrer un peu plus fort la main d’une femme ou se blottir dans ses bras, et s’endormir.

Cela pourra être les contreforts de l’Aigoual ou du Mont Lozère, le Causse Méjean ou la Margeride, le refuge du Glacier Blanc ou Prapic dans le Parc des Ecrins, la Montagne Sainte-Victoire ou les calanques, le Vallon des Auffes ou Port-Anna dans le Golfe du Morbihan, les dunes de Quend-Plage ou de Fort-Mahon, la plage de Malo ou de Zuydcoote, et la Pointe du Gouffre ou le Sillon de Talbert…

Je m’aperçois que ce sont généralement des paysages où l’œil n’est arrêté par rien en particulier, où l’horizon est repoussé, comme une promesse que tout est possible et que le monde n’est pas confiné.

Période de la journée que vous n'aimez pas ?

Je trouve du charme à chaque instant de la vie, mais je n’ai plus trop de contraintes, je peux organiser ma vie comme il me semble.

Dernier mot que vous aimeriez prononcer avant de mourir (mieux vaut prévoir la chose pour le cas où rien de bon ne viendrait à l'esprit le moment venu) ?

« Je vous remercie tous de m’avoir accompagné tout au long de ma vie. »

Un boulot que vous n'auriez jamais pu faire ?

Tout ce qui touche à la finance. Ca me gonfle particulièrement, et je ne sais pas créer avec du rien. Il me faut de la matière pour créer, or je trouve que dans la finance, il y en a peu.

Citation préférée que vous pourriez vous faire tatouer sur le bras ?

Je ne me ferai jamais rien tatouer sur le bras, ni ailleurs. Les seules scarifications que j’accepte de porter sont celles des accidents de la vie.

Quand aux citations, elles ne rythment pas ma vie, au point d’en faire une maxime à suivre. Et je n’ai pas vocation à étaler ma vie comme un guide suprême.

Quand il se met à pleuvoir, vous continuez de marcher au risque d'être trempé, ou vous vous abritez au risque de manquer votre rendez-vous ?

Je continue bien sûr à marcher, souvent tête nue. Ce ne sera en effet jamais la météo qui guidera ma vie. Et je termine souvent en tee-shirt, car en garçon bien élevé, je me dépouille au profit de mes amis. J’ai deux souvenirs cuisants d’orage, en retour de balade dans le Massif du Pelvoux, et au beau milieu du Golfe du Morbihan, où je ne voyais pas à un mètre pour poser le pied ou éviter les rochers en bateau, avec les gouttes de pluie comme autant d’impact de balles sur les cuisses et mes bras nus…

Si vous aviez la possibilité de voyager dans le passé, quel siècle aimeriez-vous visiter ?

Je ne rêve pas d’une autre période que celle dans laquelle je vis, j’ai quand même passé de grands moments de lutte et de militantisme, j’ai approché par moment l’histoire. Et je trouve que le XXème siècle est le siècle où les grandes libertés ont pu s’affirmer, quoiqu’on en dise…

Toutefois, je pense que le foisonnement d’idées et de création de la Renaissance devait être une période intéressante à vivre, à condition bien sûr d’être du côté de ceux qui ont fait ce siècle et pas de ceux qui en ont vécu l’esclavage…

Vous arrive-t-il de manger du pop-corn au cinéma ?

Jamais. Je suis mono tâche, je ne peux mâcher et regarder un film en même temps ;-)

Décrivez l'endroit où vous écrivez 

A ma droite, une bibliothèque, avec mes livres de lutherie et de musique, mes ouvrages sur la nature, les arbres, le jardinage, des livres de poches, des livres d’art, des CD, ma chaine stéréo, un peu plus loin, deux petites marines représentant des bateaux de travail bretons, chinés sur le Port de Roscoff cet été, en dessous, un Cycas Revoluta, sur le mur en face, une reproduction d’une oeuvrev de Nicolas de Staël représentant un cargo entrant au port, à ma gauche, l’affiche de l’expo de Staël à Pompidou en 2003, une viole d’amour, reproduction d’un instrument XVIIIème fait par un luthier belge, magnifique, et derrière moi, l’affiche de l’expo Chasseriau au Grand Palais en 2002. Deux fauteuils en osier blanc, exceptionnellement ma télé que j’ai exhumé d’un placard pour accompagner ma convalescence, puis quelques guitares, un violoncelle, un bandonéon, un concertina pas très loin de moi. Voila mon salon, où je suis assis sur un canapé japonais, davant mon PC portable…

 

Bon, je ne tague personne parce que je n'ai aucun(e) ami(e) à embêter dans la blogosf'.

Non, même pas vrai, vous êtes tou(te)s des amours ;-)

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Publié dans Parlons de rien

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M
J'ai passé quelques mois à Palavas... effectivement il y a de bonnes raisons de se bourrer la gueule la bas !
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P
<br /> <br /> Fête d'été en fin d'année universitaire... Cela dit, je préfère la plage de Maguelonne ou celle de l'Espiguette...<br /> <br /> <br /> MAis à Montpellier, j'ai toujours été plus tourné vers le Nord, les contreforts des Cévennes, et les alentours du Pic Saint Loup<br /> <br /> <br /> <br />
M
Le sourire revient plusieurs fois dans ton tag, on sent l'importance que tu y attaches... surtout si c'est Julia qui l'esquisse...
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P
<br /> Je trouve que le sourire est la signature de l'âme. Oui, j'aime les sourires...<br /> <br /> <br />
A
Comment pourrait on considérer que lire est juste un "passe temps" au delà du plaisir des mots il y a évidemment l'envie de soigner les maux par la lecture...Voltaire, Rousseau ou encore Coelho, Calderon...ont été pour moi de vrais acteurs de certaines guérisons...<br /> Rezvani...eh bien je dois dire que j'ai grande hête à le découvrir !
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P
<br /> Guérir des maux pr les mots... Il y en a qui ont ont fait leur métier. Rezvani, j'espère que vous y trouverez autant de trouble et de sérénité à le lire que moi.<br /> <br /> <br />
A
Je suis très très d'accord sur votre réponse littéraire.Certains auteurs d'aujourd'hui mériterait plus d'avoir une colonne attitrée dans "Nous deux" que dans les backs de livre au rayon Littérature...mais j'ai vu un reportage récemment sur cela et il semblerait que ce soit ce qui plaisent aux Francaises...alors certes...bref. Une oeuvre s'inscrit évidemment dans la progression non suelement temporelle mais idéalogique aussi...voire une oeuvre évoluer au fil du temps, des émotions et du vécu d'un auteur ( comme pour Zola par exemple ou encore mon cher Baudelaire) c'est ce qui nous permet de découvrir en profondeur un artiste...idem pour un peintre bien sûr.
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P
<br /> <br /> Vos réactions me donnent toujours un grand plaisir quand je les lis. Seul le temps peut nous faire dire : "Voilà une oeuvre". Je pense cela de Rezvani, par exemple. A ce propos, ma Lili,<br /> l'Eclipse me brûle les mains, je n'ose le relire avant que vous l'ayez découvert.<br /> <br /> <br /> La litterature  aujours'hui ne sert plus à faire grandir les hommes, mais juste à les occuper... Heureusement qu'il reste quelques irréductibles qui pensent que l'homme, pour devenir bon, a<br /> à apprendre tous les jours.<br /> <br /> <br /> Je vous embrasse, Lili, vous m'êtes décidément toujours très précieuse.<br /> <br /> <br /> <br />