Je suis mort qui qui dit mieux...
Pour rassurer Macaron, oui j’avais une cravate, oui j’étais beau comme un cœur dans mon costume de winner, quoique, veste en velours marron glacé, ça fait pas trop cadre the winner qui n’en veut, mais je ne sais pas faire le mec sanglé dans un costard gris à rayure. Pis merde, je ne bosse pas dans la finance, pis j’ai passé l’âge.
Par contre, je poireautais dans un rade à Edgard Quinet, au coin du boulevard et de la rue du Montparnasse, quand j’avise en sortant devant moi la rue Delambre. Bon, ça fait un peu parigot ravigote, là, mais rappelle toi, lecteur ébahi, la chanson d’Higelin, intitulée « Lettre à la petite amie de l’ennemi public n°1 ». Non, je ne parle pas du dernier film sur Mesrine, ça me gave dru ces commémorations de mecs à destins, même joué par Vincent Cassel.
Non, la chanson d’Higelin, qui dit ça : « Oh c'est ok, joue moi ce vieux truc / Je vais te dire j'ai mal au cul et au cœur / Ça fait trois heures que je glande / Dans ce bar de la rue Delambre / Quand je serais dehors / J'en aurais fini pour longtemps avec leurs gueules d'enterrements / De croque-morts ».
Alors bien sûr, je cherche vite de quoi illustrer ce billet, je suis vachement content de savoir où c’est, la rue Delambre, mais nada, rien…
Alors, pour ne pas te laisser dans la peine, Philémon exhume une pure merveille du même Higelin, que j’aimerais qu’on me chante sur ma tombe, en tout cas quand on répandra mes cendres …
Ecoute, rapproche-toi, c’est magnifique, ça date de 1970, et c’est une des belles chansons d’amour qu’il m’ait été donné d’entendre.
Et tiens, juste en rentrant dans le métro je lisais le post-scriptum de Rezvani à son livre l’Eclipse, lorsqu’il reprend son manuscrit après la mort de sa femme solaire Lula… Quelles merveilleuses odes à l’amour éternel. J’aimerais être aimé comme ça, ça va venir.