Souvenirs

Publié le par Philémon

C'était il y a dix ans, peut-être onze, ce devait être au début de l'automne, juste avant la Toussaint... Je ne me souviens plus exactement de la date, d'ailleurs peu importe...
Je l'avais revue le week-end précédent, elle m'étais apparue apaisée, oui, c'est celà, c'est le mot exact.
Au son de ma voix, elle m'avait reconnu, et pour seul signe, elle avait versé une larme.
Le mardi matin, c'est mon frère qui m'a réveillé, pour m'annoncer la nouvelle.
Elle avait lutté si longtemps, avant d'accepter l'issue. Les métastases ont eu raison de sa volonté.
L'automne me rend toujours nostalgique, même si ce fut étrangement fête lorsque nous l'avons tous accompagnée, dans sa petite maison cévenole, où ses cendres reposent...
Nostalgique, mais sans aucune tristesse. Ce sont à la fois mes mortes et les vivants qui m'accompagnent et qui me guident.

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Rose 21/12/2009 12:39


"Il s'était retourné brusquement pour lancer quelques mots dans le vide, quelques mots à l'absente, celle qui depuis toujours l'oppressait. Une phrase qui deviendrait son premier pas vers la
guérison:
" Disons simplement que j'apprends à vivre avec mes morts"."
Oui j'écris pas de jolies choses comme ça moi. C'était dans le dernier devoir d'invention à rendre de ma meilleure amie et ça m'a fait penser à ça.


Philémon 21/12/2009 22:33


Oui, c'est tout à fait ça. Apprendre à vivre avec ses morts, sans nostalgie aucune, mais toujours avec tendresse et émotion.
De mes soeurs mortes, je n'ai que le souvenir, et c'est beau ;o)


Cassiopée 20/10/2009 17:54


Chères présences absentes !


Philémon 22/10/2009 00:33


On n'est fait que de ces présences en nous, malgré l'absence.
Bienvenue, Cassiopée.


C. 20/10/2009 13:46


Mes pensées tendres pour vous.
je n'ai trouvé aucune sérénité, pour ce qui me concerne, face à la mort et avec mes morts. La colère, l'émotion et l'incompréhension sont toujours là.


Philémon 22/10/2009 00:35


On m'a enseigné, sans doute, l'acceptation et la sérénité. L'émotion est toujours vive, mais sans colère.
J'accepte volontiers les pensées tendres.


Marie 20/10/2009 07:43


Etre mélancolique n'est pas être triste ...mais en manque de ces souvenirs... on ressent... on se rappelle..mais on peut plus vivre...
pour moi la mélancolie c'est doux-amer :-)
Bisous


Philémon 22/10/2009 00:32


Pour moi, la mélancolie, c'est savoir, acepter, et en rire parfois intérieurement...


4. 19/10/2009 21:20


ah la mélancolie, j'en suis remplie à ras bord...

Des pensées pour toi, des bises aussi (comme la copine du dessus)


Philémon 19/10/2009 21:51


Mais je ne suis ni triste, ni amer. Juste que je n'ai gardé aucuns souvenirs tangibles, uniquement une part d'elles en moi. Et c'est bien.