Hier soir, c'était concert

Publié le par Philémon

Une soirée passée avec Amélie, à l'Olympia.

Soirée concert du Prix Constantin, remis à l'issue de la soirée pendant laquelle se produisent les 10 finalistes de cette année : Arnaud Fleurent-Didier, Ben l'Oncle Soul, Camelia Jordana, Carmen Maria Vega, Féfé, Féloche, Gush, Hindi Zahra, Stromae et Zaz. Soirée placée sous la présidence de Marc Lavoine, qui a assuré la première partie du concert avec trois invités surprises en duo, Raphaël, JP Nataf et ... Carla Bruni.

Que dire de cette première partie, si ce n'est un Marc Lavoine en trio acoustique qui tient parfaitement la distance, j'en ai été heureusement surpris, un duo tout en retenue avec Raphaël sur Marylou, de Gainsbourg, qui a parfaitement revisité la chanson du Maître, un duo avec JP Nataf sur la Solitude, de Moustaki, ma foi fort plaisante. Quand au duo avec notre Présidente, sur une autre chanson de Gainsbourg, la Noyée, on posera un voile pudique dessus.

Puis chaque finaliste vient tenir la scène pour deux chansons.

Comment dire ?

Arnaud Fleurent-Didier, très loin de son image de dandy intello rive gauche, qui tient la scène avec beaucoup de dynamisme, de très beaux textes, une vraie présence, une confirmation pour moi.

Féloche, tout en énergie brute, en homme de brousse avec ses masques africains très impressionnants, un très beau set, qui m'a fait penser à mes amis Lacombe et Asselin, dans leur duo des années 80. En plus, un mandoliniste sur scène, je trouve ça quand même nettement plus original que le Ukulélé tellement galvaudé désormais.

Ben l'Oncle Soul, de la vraie vraie soul mâtinée de ska, qui file une pêche incroyable, là encore un grand moment.

Gush, sympatoches bien que peu originaux, dans la lignée de tous les groupes revival comme Revolver par exemple, mais très pro. Et revivre les Kinks, les Beach Boys ou Crosby Stills Nash and Young, ça n'a pas de prix pour les vieux nostalgiques comme moi.

Hindi Zahra, une très grande, qui sait si bien marier les différentes influences berbères, manouches, jazz, indoues... Une très très grande dame que je voulais voir sur scène, c'est fait, même si c'est trop peu.

Les autres ?

Moins accroché. Carmen Maria Vega un peu gueularde pour moi, pas de charisme, une voix un peu trop brute, Camelia Jordana, très jolie voix, mais j'attends des textes qui me fassent plus vibrer, Zaz toujours aussi brute d'énergie, mais seulement, sans plus, Stromae, intéressant, mais décidément, la dance music, j'ai du mal...

Et au final, sans vraiment de surprise, ze winneur est une winneuse : Hindi Zahra, et c'est parfait comme ça !

 

Publié dans Parlons musique

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June Prune 14/11/2010 17:07


superbe chronique d'une belle soirée !
Vous ne dites rien de Féfé. Alors je le fais pour vous : dans la lignée du Saïan Supa Crew dont il est issu, musique efficace, pas forcément révolutionnaire, mais une grande présence sur scène,
beaucoup de générosité, un beau moment !


Philémon 14/11/2010 19:59



Mon Dieu, c'est vrai, j'avais oublié Féfé. Pourtant, j'avais pris beaucoup de plaisir à l'écouter :D



Chriss 13/11/2010 17:49


Très jolie description de tous ces artistes.
J'ai vu Zaz ces jours ci à la TV et je l'ai trouvée moins impressionnante que pour son morceau "je veux...". Dommage.


Philémon 14/11/2010 19:58



Elle est toujours aussi pêchue, mais trop d'exposition médiatique lasse malheureusement.