P*** de mois de novembre

Publié le par Philémon

Oui, je sais, je ne suis pas original, mais cette année, il me pèse particulièrement.

Lou m’a envoyé un tag sur les 6 trucs tordus qui me caractérisent, je vais y réfléchir, mais je n’ai pas la tête à ça aujourd’hui.

Parce là, j’ai envie de poser le sac sur le bord de la route, et de m’asseoir dessus en attendant des jours meilleurs.

Je ne pensais pas qu’être licencié de cette manière m’aurait autant détruit, j’ai vraiment du mal à m’en remettre. Impression de ne plus être bon à rien, d’avoir l’âge d’être mis au rebut, de ne plus savoir rien faire. C’est dingue comme quelques paroles et quelques attitudes déplacées peuvent faire mal, et surtout comme l’argent peut corrompre les gens. J’ai passé presque 8 ans à former de jeunes consultants, pas un n’a eu l’élégance ou les c*** de m’appeler pour me demander comment j’allais.

Et surtout, je perçois les appels au secours du Poète Maudit le 1er, qui est dans une dérive totale, sans emploi, sans envies, sans ressources, sans couverture sociale. Mais comme le sortir du trou alors que moi-même j’ai parfois l’impression de glisser dans l’ornière ? Comment lui offrir des paroles réconfortantes alors que moi-même je suis en attente de paroles réconfortantes ? Comment l’inciter à aller consulter alors que moi-même je suis dans une grande fragilité physique et mentale ?

Alors, bien sûr, il y a l’accompagnement, la présence, se tenir droit, ne pas faiblir, ne jamais montrer que l’on peut basculer également, et tenir son rôle. Mais c’est dur, vraiment, de ne pouvoir répondre à cette détresse quand on est soi-même dans la détresse.

Je connais le remède, mais je n’ai plus l’énergie…

Bon, ça va aller, je vais acheter mes larmes, ça ira mieux avec.

Publié dans Parlons de rien

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label isa 22/11/2008 19:29

Je suis à labour Phil depuis quelques jours je ne suis pas venue sur le blog. Cependant, je voudrais te dire que je sais ce que c'est que de perdre la confiance en soi, l'estime de soi, d'être maltraité.Alors si tu me le permets je t'adresse autant de bonnes ondes , d'énergie positive. En tous cas, tu es une personne, j'en suis certaine, digne, intelligente, cultivée et que l'on a certainement beaucoup de chance d'avoir comme ami.

Je t'embrasse Phil.

Philémon 23/11/2008 20:13



Merci de tes bonnes ondes, j'en ai besoin en ce moment. Mon accident a eu au moins l'effet de sortir mon fils ainé de sa torpeur, et de me prendre en charge. Ca lui a fait du bien.Je t'embrasse,
merci de ta sollicitude.



Arachnée 20/11/2008 21:50

Bonsoir
je te "connais" un peu via Blanche
Je comprends ce que tu ressens..pour avoir vécu la même "expérience", licenciement pour cause de restructuration du groupe, chomagelongue durée 'trop vieux-50 ans, trop cher!), plus dépression séparation après 23 ans de mariage..la totale! et plus envie de rien ni même de se battre!
illefaut pourtant et on arrive à s'en sortir!
bon courage
et bon rétablissement!)
Pascal

Philémon 24/11/2008 15:38


Merci de tes encouragements.Je sais pour en avoir parlé avec Blanche par où tu en es passé également. Je ne suis pas découragé, juste un peu fatigué, mais ça va aller.


marail 19/11/2008 12:29

Philémon, je suis bien désolée d'apprendre tout ça... Passage difficile, dur pour l'estime de soi, la confiance en soi... Je ne peux que te dire ce que je pense: que tu sembles être un homme plutôt carrément exceptionnel, que tu as toutes les raisons d'être fier de toi, et de ton parcours, que je t'envoie mon soutien, sincère malgré la distance, et que le fait d'être entouré permet de passer bien des épreuves (je sais de quoi je parle). Il y a des moments où on désespère, et il faut le dire, et tu fais bien de le dire, je suis très touchée par ça. Je t'embrasse

Philémon 24/11/2008 15:48



Un homme exceptionnel, n'en jette plus, Marie, je vais rougir ;-) C'est sans doute une accumulationn de petites choses qui font que les digues pètent un jour, et qu'on est dépassé par la tâche à
accomplir. Depuis ce billet, tu liras qu'il y a eu une dernière réplique au séisme, maintenant que j'ai touché physiquement le fond, je vais pouvoir rebondir. Je t'embrasse également, je trouve
aussi que tu es une femme de valeur et de valeurs, ça fait du bien cette chaîne de l'amitié...


PS : Je viens d'apprendre par ma soeur que mon frère venait de rentrer définitivement d'Australie. On ne me dit rien ! Donc je n'aurais d'autre excuse que de venir te voir toi seule et les nains.
Pour le blond, on l'enverra aux courses de cerfs ou de chevaux...



Lyne Achevez 18/11/2008 23:37

Puis-je oser me permettre d'apporter un rayon de soleil depuis la capitale brittanique (non ce n'est pas ironique...!)

Je me suis achetée hier le magazine psychologie car il avait un titre en couverture qui m'a interpelé et je me suis dit: tiens donc, ça, ça va me servir pour m'ameliorer dans mon travail. Figure toi mon Philémon qu'ici tout le monde s'accroche à son travail car bientôt il n'y en aura plus beaucoup, alors il n'y a pas vraiment d'alternative: il faut être le/la meilleur(e)

Dans ce magazine, j'ai fait un test et voici une question que j'aimerai te soumettre:

You are overlooked for promotion you:
1) Worry you will loose your job
2) Start looking for a company that will better appreciate your efforts
3) Feel like a complete failure
4) Ask what would improve your chance of a promotion next time.

Selon moi l'attitude idéale se trouve qqpart entre les réponse 2 et 4. Malheuresement, ton licenciement t'a fait passer en mode 3, mais ce n'est pas grave, car c'est juste un reflexe naturel à un évenement peu souhaitable dirons nous.

La question à se poser ici est: comment ne plus se faire licencier? Que penses tu de la réponse suivante: monter sa propre boite!

Tu as beaucoup d'expérience, de talents variés, de culture, de gens que tu connais et maintenant aussi beaucoup de temps. Tu es loin d'être à la fin de quelquechose. Je pense plutôt que c'est enfin ta vraie vie qui peut commencer.

Moi si j'avais le temps je ferais 15,000 projets, alors réalises ta chance, maintenant que tu as ce temps, c'est ta responsabilité d'en faire bon usage... et de vivre la vie que tu veux, celle que tu n,as peut-être pas osé pendant toutes ces années.

Become what you want to be...

Je te laisse méditer, à bientôt Philémon,

Lyne

Philémon 09/12/2008 10:01


Je réponds tardivement à ton commentaire, Lyne. Je suis d'accord avec toi, je me place plutôt en mode 2 ou 4. Mais j'ai une longue habitude du marcjhé de l'emploi, 4 métiers, 10 ou 12 sociétés,
jamais plus de 3 mois d'inactivité entre deux emplois. Je ne me fais pas trop de soucis. Il se trouve que mon licenciement intervient trop tôt. Dans 3 ou 4 ans, cela aurait été très bien, enfants
sortis de la fac, petite à l'école, maison rénovée, et là, je prenais le temps de faire ce que j'avais envie. Mais pour l'instant, je vais me remettre en ordre de marche, je sais que tout ira bien
et que mon prochain job ne sera jamais une contrainte.
MErci à toi, Lyne, pour tes encouragements.


bellelurette 18/11/2008 13:05

Et oui, quand on ne va pas très bien, difficile d'apporter quelque chose... Et c'est justement quand on ne va pas très bien que l'on ressent encore plus l'appel de l'autre. Et surtout si c'est ton fils.
Un bon coup de pied au cul, oui !
Naaaan, je blague, car je ne connais pas sa situation...
De nos jours, c'est tellement facile de déprimer...
Tiens, même moi qui n'ai pas vraiment de raison de déprimer, bah cela m'arrive aussi, t'as qu'à voir.
En tout cas, les enfants qui naissent actuellement, va falloir qu'ils s'accrochent aux branches... Purée.

Philémon 18/11/2008 16:46


TU l'as dit, ça ne sera pas facile, de moins en moins...